Externalisation de la paie
Production complète des paies de votre établissement, du recueil des variables au dépôt de la DSN.
Détail de la prestationHérault (34)
L'Hérault mêle une industrie de haute technologie autour de Montpellier et des activités portuaires et agroalimentaires à Sète. Les premières posent des questions de statut cadre et de forfaits, les secondes des questions d'horaires atypiques et de saisonnalité.
La paie des entreprises industrielles héraultaises se heurte moins à des questions d'atelier qu'à des questions de statut. Autour de Montpellier, les effectifs sont largement composés d'ingénieurs, de techniciens supérieurs et de personnels de recherche, dans l'électronique, l'informatique industrielle et les technologies de santé. Or la convention de la métallurgie a rebattu les cartes du statut cadre : il ne dépend plus d'un diplôme ni d'un intitulé, mais de la classe d'emploi issue de la cotation des emplois, avec un seuil à la classe 11.
Ce déplacement a des effets en chaîne. La cotisation APEC devient due dès la classe 9, deux classes avant le statut cadre conventionnel. La prime d'ancienneté cesse à la classe 10. Les catégories objectives de prévoyance et de frais de santé doivent être redéfinies par référence aux classes d'emplois. Une entreprise qui a repris ses anciennes catégories sans les retraduire s'expose à un redressement.
La cotation des emplois situés entre les classes 8 et 12, la rédaction et le suivi des conventions de forfait, la définition des catégories objectives dans les actes de mise en place des régimes de protection sociale, et le traitement des astreintes de maintenance.
L'agglomération montpelliéraine concentre une industrie de conception : électronique, informatique embarquée, instrumentation, dispositifs médicaux et technologies de santé, souvent portées par des entreprises de taille intermédiaire ou par des sociétés issues de la recherche. La production physique y est parfois limitée, ce qui n'exclut pas le rattachement à la métallurgie lorsque l'activité relève de la fabrication d'équipements électriques, électroniques ou de matériel médico-chirurgical.
Sète offre un profil radicalement différent : activités portuaires, entrepôts sous température dirigée, transformation et négoce agroalimentaire, avec des horaires commandés par les arrivées de navires et par la saisonnalité des produits. Le reste du département vit de viticulture, de transformation agroalimentaire et d'un tissu diffus de mécanique et de maintenance. Aucun chiffre départemental d'emploi industriel ne figure dans les classements INSEE que nous exploitons. Cette dualité entre conception et logistique portuaire fait que deux entreprises héraultaises voisines n'ont presque aucun problème de paie en commun, ce qui interdit de traiter le département avec un paramétrage unique.
Avant 2024, l'Hérault partageait sa convention de métallurgie avec l'Aude et les Pyrénées-Orientales. L'ex-IDCC 1577 couvrait ces trois départements ensemble, ce qui signifie qu'une entreprise montpelliéraine, une entreprise narbonnaise et une entreprise perpignanaise appliquaient exactement les mêmes règles territoriales. Cette convention commune est éteinte depuis le 1er janvier 2024.
Le champ géographique n'a toutefois pas disparu : il continue de délimiter la compétence de la commission paritaire territoriale de négociation, qui fixe la valeur du point d'ancienneté pour les trois départements. Un employeur héraultais applique donc la même valeur qu'un employeur audois, mais pas la même qu'un employeur gardois, lequel relevait d'un autre ancien texte. Sur la prime de vacances, les sources dont nous disposons ne signalent pas de reconduction par accord autonome sur ce territoire : nous le vérifions au dernier accord territorial publié plutôt que de le présumer, et nous distinguons soigneusement une prime conventionnelle disparue d'un usage d'entreprise qui, lui, a sa source propre et survit tant qu'il n'a pas été dénoncé.
Points de vigilance
Un ingénieur recruté dans une PME d'électronique montpelliéraine n'est cadre au sens de la convention que si son emploi est classé à partir de la classe 11. En dessous, il relève des groupes A à E ou du groupe E supérieur, avec un droit à la prime d'ancienneté jusqu'à la classe 10 et une cotisation APEC dès la classe 9. Les entreprises qui ont conservé leur ancien découpage cadres et non-cadres accumulent des écarts sur la prévoyance et sur les minima.
L'astreinte n'est pas du temps de travail effectif, mais elle ouvre droit à une compensation, et l'intervention pendant l'astreinte se paie en temps de travail, déplacement compris. La programmation doit être portée à la connaissance du salarié dans un délai raisonnable, et un document récapitulatif lui est remis chaque mois. Dans les sociétés de service industriel héraultaises, ce formalisme est souvent réduit à un tableau interne, ce qui fragilise l'employeur en cas de litige.
Les activités liées au port fonctionnent avec des amplitudes irrégulières, du travail de nuit et des interventions le week-end. Le suivi des durées maximales, du repos quotidien de onze heures et du repos hebdomadaire devient alors un exercice quotidien. Les majorations de dimanche et de jour férié ne se cumulent pas avec celles de nuit sur la même heure : seule la plus élevée est due, règle simple mais rarement paramétrée correctement.
Notre prestation
Le périmètre est le même partout. Ce qui change d'un territoire à l'autre, c'est la connaissance des accords locaux, des valeurs de point applicables et des interlocuteurs administratifs.
Production complète des paies de votre établissement, du recueil des variables au dépôt de la DSN.
Détail de la prestationPostes, équipes, nuit, paniers, primes conventionnelles : des bulletins qui tiennent au contrôle.
Détail de la prestationCotation des emplois sur les six critères classants, classes 1 à 18 et groupes A à I.
Détail de la prestationDSN mensuelles et événementielles, retours CRM, anomalies bloquantes, comptes rendus métier.
Détail de la prestationDSN rejetées, IDCC fermé, régularisations rétroactives : nous remettons le flux en conformité.
Détail de la prestationVérification bulletin par bulletin face au contrat, à la loi et à la convention de branche.
Détail de la prestationNous commençons par la population qui pèse le plus dans le risque : les emplois de conception et d'encadrement. Pour chacun, nous reprenons la description d'emploi, la cotation sur les six critères classants et la classe qui en résulte, puis nous confrontons ce classement au contrat, au bulletin et aux actes de mise en place des régimes de prévoyance et de frais de santé. Cette confrontation révèle presque toujours des incohérences, notamment sur les catégories objectives. Nous auditons ensuite les conventions de forfait annuel en jours, leur base conventionnelle, leur suivi et la comparaison au minimum majoré de 30 %. Le troisième volet concerne les horaires atypiques, avec un contrôle des majorations et des repos. Nous produisons enfin, chaque année, un contrôle des rémunérations au regard de la garantie annuelle propre à chaque classe.
Questions fréquentes
Souvent oui. La fabrication de composants, de cartes, d'équipements électriques et électroniques, d'instruments de mesure et de dispositifs médico-chirurgicaux entre dans le champ de la métallurgie. En revanche, une société qui ne fait que de l'édition de logiciels ou du conseil en systèmes d'information relève d'une autre branche, même si ses clients sont industriels. Le partage se fait sur l'activité réelle de l'établissement, pas sur celle de ses clients ni sur le code APE. Une société qui conçoit et fait fabriquer par un sous-traitant reste en général dans le champ industriel si elle assume la conception et la commercialisation du produit.
Les catégories objectives doivent être construites par référence aux classes d'emplois de la convention, et non plus aux anciens statuts. C'est la condition du caractère collectif et obligatoire des régimes, donc de leur régime social de faveur. La convention prévoit une cotisation garantie de 1,12 % des tranches 1 et 2 pour les cadres et assimilés, à la charge exclusive de l'employeur, et de 0,60 % pour les non-cadres, financée à 43 % au moins par l'employeur. Les actes juridiques de mise en place, décision unilatérale ou accord, doivent être repris pour intégrer cette nouvelle définition des bénéficiaires, comme le détaille notre page prévoyance et frais de santé.
Non. La période d'astreinte pendant laquelle le salarié n'intervient pas n'est pas du temps de travail effectif : elle donne lieu à une compensation financière ou en repos, et elle est prise en compte dans le calcul du repos quotidien et hebdomadaire. En revanche, dès que le salarié intervient, la durée de l'intervention et le temps de déplacement aller et retour constituent du temps de travail effectif, à rémunérer comme tel et à intégrer dans les décomptes d'heures supplémentaires. La convention fixe des montants d'astreinte par jour et par semaine, 1 fois et 2 fois, qui servent de plancher.
Autres territoires
Nos dossiers héraultais couvrent Montpellier, Sète, Béziers, Frontignan, Lunel et Agde.
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