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Prestation

Le pôle social externalisé des cabinets sur leurs dossiers industriels

Un dossier industriel complexe mobilise plus de temps qu'un portefeuille généraliste ne peut en donner. Nous le prenons en marque blanche, sous votre signature.

Pourquoi un dossier industriel pèse plus lourd qu'il n'y paraît

Un dossier de métallurgie de quatre-vingts salariés consomme plus de temps qu'un portefeuille de dix dossiers de commerce. Les variables arrivent de la gestion des temps et demandent un contrôle avant saisie. Les majorations de poste se calculent sur le minimum hiérarchique et non sur le salaire réel. La prime d'ancienneté suppose de connaître la valeur du point du territoire de rattachement et sa date d'effet, qui varient d'un département à l'autre. La comparaison aux minima est annuelle et son assiette fait l'objet d'un contentieux en cours. Le classement en groupes et en classes commande une dizaine de règles différentes.

Ce niveau de technicité s'entretient. Il suppose de suivre les avenants de branche, les accords territoriaux, les extensions et la jurisprudence, pour une poignée de dossiers dans un portefeuille qui en compte cent. Beaucoup de cabinets font le choix, parfaitement rationnel, de ne pas porter seuls cette veille et de s'appuyer sur un intervenant qui l'exerce à temps plein. C'est l'objet de cette prestation.

Ce que nous ne sommes pas

GCFFS n'est pas un cabinet d'expertise comptable et n'intervient jamais sur le monopole comptable. Nous ne tenons pas de comptabilité, nous n'établissons pas de comptes annuels, nous ne produisons aucune attestation relevant de l'ordre. Notre intervention se limite à la paie, aux déclarations sociales et à la gestion sociale des dossiers que le cabinet nous confie. Cette frontière est écrite dans le contrat de sous-traitance, et elle protège les deux parties. Le cabinet conserve la relation client, la signature et la responsabilité de la mission ; nous produisons le travail social sous son contrôle. Cette répartition est aussi ce qui rend la relation durable : nous n'avons aucun moyen de rendre à ses clients les services pour lesquels ils s'adressent à lui, et aucune raison de le concurrencer sur le terrain qui est le sien.

Le contenu de la mission

Ce que comprend la prestation

Production en marque blanche

Les bulletins, les journaux, les états de charges et les documents de fin de contrat sortent aux couleurs du cabinet, avec ses mentions et ses coordonnées. Le client final n'a pas d'interlocuteur chez nous, sauf si le cabinet en décide autrement. Les échanges passent par le collaborateur en charge du dossier, selon le circuit défini au départ. Nous nous adaptons à l'outil du cabinet lorsque c'est possible, ce qui évite une double saisie et conserve l'historique du dossier.

Reprise de portefeuille

Un départ de collaborateur, une croissance rapide ou un recentrage stratégique peuvent conduire à externaliser tout ou partie d'un portefeuille social. Nous reprenons les dossiers avec la méthode habituelle : lecture de l'existant, reprise des cumuls, rejeu du dernier mois produit, bascule en double lecture. La reprise se fait par vagues, en commençant par les dossiers les plus simples, pour que le cabinet garde la maîtrise du calendrier et la capacité de suspendre.

Renfort sur un pic d'activité

Un arrêt de travail dans l'équipe, une saison de clôtures, une reprise de dossiers en urgence : le renfort ponctuel se met en place rapidement, sur un périmètre défini et pour une durée annoncée. Cette formule fonctionne bien lorsque le cabinet garde la main sur le paramétrage et nous confie la production. Elle suppose un accès aux dossiers et une consigne écrite sur ce qui peut être décidé sans validation et ce qui doit remonter.

Sécurisation d'un dossier conventionnel complexe

Certains cabinets ne souhaitent pas externaliser la production mais veulent sécuriser un dossier technique. Nous intervenons alors en appui : vérification du paramétrage conventionnel, contrôle de la comparaison annuelle aux minima, recalcul de la prime d'ancienneté, revue des forfaits jours, examen des catégories objectives de protection sociale. Le livrable est une note technique adressée au cabinet, avec les corrections à porter dans son outil.

Veille conventionnelle de branche

Nous suivons les textes des branches industrielles : avenants salaires et leurs dates d'extension, accords territoriaux sur la valeur du point et sur les indemnités de repas, fusions de branches et identifiants fermés, jurisprudence. Les cabinets qui nous confient des dossiers reçoivent les informations qui concernent leurs conventions, sous une forme directement utilisable en paie, avec le paramètre à modifier et la date d'effet à retenir.

Déroulement

Comment nous procédons

01

Cadrage contractuel et répartition des rôles

Le contrat de sous-traitance précise le périmètre confié, la répartition des responsabilités, les délais de chaque partie, le circuit de validation, le sort des données et les conditions de réversibilité. Il rappelle expressément que notre intervention ne porte pas sur le monopole comptable. Ce cadrage prend une réunion et évite les difficultés ultérieures, notamment sur la question de savoir qui répond au client final et sur quel sujet.

02

Reprise technique des dossiers

Chaque dossier repris fait l'objet du même protocole : lecture des bulletins et des journaux, contrôle du paramétrage conventionnel, reprise des cumuls, rejeu du dernier mois produit et comparaison au centime. Les écarts constatés sont signalés au cabinet avant la bascule, avec leur origine. Cette étape révèle souvent des anomalies héritées, qui appellent une décision du cabinet et parfois une discussion avec son client.

03

Production selon le calendrier du cabinet

Nous nous alignons sur le calendrier du cabinet et sur ses habitudes de production. Les variables arrivent par le circuit convenu, la prépaie est soumise au collaborateur, les corrections sont intégrées, la validation déclenche l'édition et le dépôt. Le collaborateur garde la main sur ce qui part au client. Aucun document ne sort sans sa validation, sauf accord explicite pour les envois récurrents.

04

Traitement des questions techniques

Les questions conventionnelles sont traitées par écrit, avec la référence du texte, et adressées au cabinet, qui les relaie à son client sous sa propre signature. Nous répondons dans les mêmes formes que pour nos clients directs, en distinguant ce qui est établi de ce qui est discuté. Le cabinet dispose ainsi d'un élément documenté à verser à son dossier, utile s'il est interrogé plus tard sur la position retenue.

05

Point périodique et réversibilité

Un point est tenu chaque trimestre sur les dossiers confiés : anomalies récurrentes, évolutions de branche, points de vigilance, charge à venir. La réversibilité est organisée dès le départ : formats d'export, remise des paramétrages, et aucune durée d'engagement, le cabinet pouvant arrêter en nous prévenant un mois avant la fin du mois. Un cabinet doit pouvoir reprendre ses dossiers sans difficulté technique ; s'il reste, c'est pour la qualité du travail rendu, et c'est la condition d'une relation de sous-traitance saine.

Les situations dans lesquelles les cabinets nous appellent

Les demandes que nous recevons de cabinets d'expertise comptable se regroupent en quatre cas de figure assez nets.

  • Le cabinet a gagné un dossier industriel qu'il n'avait pas prévu, souvent en métallurgie, et il constate en le paramétrant que le texte conventionnel demande un investissement disproportionné pour un seul client.
  • Le collaborateur qui portait la technicité sociale est parti, et le portefeuille se retrouve tenu par des personnes qui produisent correctement mais ne peuvent pas arbitrer une question conventionnelle.
  • Un dossier existant a fait l'objet d'une réclamation, d'un contentieux prud'homal ou d'un contrôle, et le cabinet souhaite sécuriser l'ensemble de son portefeuille industriel avant que la question ne se pose ailleurs.
  • Le cabinet développe son activité et veut faire porter la croissance du pôle social par un partenaire plutôt que par des recrutements, au moins pendant la phase de montée en charge.

Une frontière claire avec le monopole comptable

Il faut le redire, parce que la question se pose systématiquement lors du premier échange. GCFFS n'est pas inscrite au tableau de l'ordre des experts-comptables et n'exerce aucune activité relevant du monopole défini par l'ordonnance de 1945. Nous ne tenons ni ne centralisons de comptabilité, nous n'établissons ni ne révisons de comptes, nous ne délivrons aucune attestation ni aucun rapport relevant de la profession comptable. Notre intervention porte sur la paie, les déclarations sociales et la gestion sociale, activités qui ne relèvent pas du monopole et qu'un cabinet peut sous-traiter, sous réserve des règles de sa propre déontologie et de l'information de son client.

Cette clarté profite au cabinet. Elle lui permet de présenter la sous-traitance à son client sans ambiguïté sur la répartition des rôles, et de conserver l'intégralité de sa relation. Elle nous interdit en retour toute approche directe de ses clients, ce qui est écrit dans le contrat et vaut pendant la relation comme après son terme. Elle règle enfin une question que les cabinets posent souvent en second : celle de la responsabilité. Le cabinet reste responsable de sa mission à l'égard de son client ; nous répondons devant lui de la qualité du travail confié, dans les conditions et limites fixées par le contrat de sous-traitance, avec une assurance de responsabilité civile professionnelle adaptée à cette activité. Les prestations que nous rendons dans ce cadre sont les mêmes que celles décrites pour nos clients directs : production complète de la paie, déclarations sociales, ou intervention ciblée comme un audit de conformité sur un dossier sensible.

Questions fréquentes

Vos questions sur cette prestation

Le client final sait-il que le cabinet sous-traite la paie ?

C'est au cabinet d'en décider, dans le respect de ses obligations déontologiques et contractuelles à l'égard de son client, notamment en matière d'information sur le recours à un tiers et de protection des données personnelles. Nous nous adaptons aux deux configurations. En marque blanche stricte, nous n'avons aucun contact avec le client final, les documents sortent aux couleurs du cabinet et les échanges passent exclusivement par le collaborateur. En intervention identifiée, nous pouvons être présentés comme le pôle technique du cabinet sur les dossiers industriels et participer aux échanges avec le client, toujours sous la conduite du cabinet. Dans les deux cas, le contrat de sous-traitance encadre le traitement des données personnelles et nous interdit toute sollicitation directe des clients du cabinet, pendant la relation et après son terme.

Travaillez-vous dans notre logiciel de paie ou dans le vôtre ?

Dans le vôtre quand c'est possible, parce que c'est la solution la plus simple pour le cabinet : l'historique reste en place, la réversibilité est immédiate et vos collaborateurs conservent la visibilité sur les dossiers. Nous travaillons alors avec un accès dédié, dans le respect de vos règles de sécurité. Lorsque le cabinet préfère externaliser complètement, ou lorsque l'outil ne permet pas un accès tiers dans de bonnes conditions, nous produisons dans notre environnement et livrons les fichiers dans les formats convenus, y compris les écritures de paie pour intégration comptable. Le choix se fait au cadrage, en fonction du nombre de dossiers, de la durée envisagée et des contraintes techniques. Dans les deux cas, la question de la restitution des données est réglée par écrit avant le premier bulletin.

Pouvez-vous intervenir sur un seul dossier compliqué ?

Oui, et c'est une demande fréquente. Un cabinet qui gère un unique dossier de métallurgie n'a pas de raison d'internaliser la veille conventionnelle correspondante. Nous pouvons prendre ce dossier en production, ou intervenir uniquement en appui technique : vérification du paramétrage, contrôle de la comparaison annuelle aux minima, recalcul de la prime d'ancienneté avec la valeur du point du territoire concerné, revue des conventions de forfait, examen des catégories objectives de protection sociale. Dans cette seconde formule, le cabinet garde la production et reçoit une note technique indiquant les corrections à porter, avec la référence des textes. Beaucoup de cabinets commencent par là, puis élargissent lorsque le fonctionnement leur convient.

Comment gérez-vous un renfort en urgence ?

En limitant le périmètre et en écrivant les règles avant de commencer. Un renfort utile est un renfort borné : un nombre de dossiers identifiés, une durée annoncée, un interlocuteur unique au cabinet, une consigne claire sur ce qui peut être décidé sans validation. Nous demandons systématiquement trois éléments avant de prendre la main : l'accès aux dossiers concernés, les journaux du dernier mois produit, et la liste des particularités connues de chaque dossier. Sans ce dernier point, un renfort perd son intérêt, parce que le temps gagné sur la production se perd en questions. La mise en place se fait généralement en quelques jours pour un renfort de production, davantage si le cabinet souhaite que nous reprenions aussi le paramétrage, ce qui suppose un contrôle préalable.

Êtes-vous un cabinet d'expertise comptable ?

Non. GCFFS n'est pas inscrite au tableau de l'ordre des experts-comptables et n'exerce aucune activité relevant du monopole comptable : ni tenue ou centralisation de comptabilité, ni établissement ou révision de comptes annuels, ni attestation relevant de la profession. Notre activité est celle d'un prestataire de paie et de gestion sociale, spécialisé sur les conventions industrielles. Cette position est celle qui rend la sous-traitance possible : nous n'exerçons pas le métier du cabinet, nous prenons en charge une partie technique de sa mission sociale, sous son contrôle et sous sa signature. Elle explique aussi l'engagement de non-sollicitation figurant dans nos contrats de sous-traitance : nous n'avons aucun intérêt à approcher les clients d'un cabinet, puisque nous ne pouvons pas leur rendre les services pour lesquels ils s'adressent à lui.

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Décrivez les dossiers concernés, leur convention, leur effectif et le mode d'intervention souhaité. Nous proposons un périmètre et un calendrier de reprise par vagues.