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Votre situation

Sous-traiter le social des dossiers métallurgie d'un cabinet comptable

Trois clients métallurgistes dans trois départements représentent trois valeurs de point, trois dates d'effet et trois séries d'accords locaux à suivre. Cette veille coûte plus cher qu'elle ne rapporte sur un portefeuille où la branche reste marginale.

Ce qu'un cabinet généraliste ne peut pas suivre sur cette branche

Un cabinet d'expertise comptable dont le portefeuille compte quelques dossiers métallurgie se heurte à une difficulté d'échelle, pas de compétence. La convention est nationale, mais la base de calcul de la prime d'ancienneté est fixée par accord territorial, avec une date d'effet propre à chaque département. Trois clients implantés dans trois départements imposent donc de suivre trois textes distincts, publiés à des moments différents, souvent sans annonce, et de tenir une table datée pour chacun.

GCFFS n'est pas inscrite à l'ordre des experts-comptables et n'intervient jamais sur le monopole comptable. Notre intervention se limite à la production sociale et à l'application du texte conventionnel, sous la responsabilité et le contrôle du cabinet, qui reste seul en relation contractuelle avec son client.

La cotation, second point de blocage

La classification suppose une description écrite de l'emploi tenu et une cotation sur 6 critères et 10 degrés par critère, aboutissant à l'une des 18 classes. C'est un travail de terrain, mené atelier par atelier, que peu de cabinets généralistes ont le temps de conduire sur trois dossiers isolés.

Le périmètre sous-traité

Ce que nous prenons, ce que le cabinet garde

La production sociale des dossiers métallurgie

Bulletins, déclaration sociale nominative, documents de fin de contrat, attestations, affiliations et radiations. Nous produisons sous les consignes du cabinet, dans l'outil qu'il utilise ou dans le nôtre selon l'organisation retenue, et nous lui restituons les éléments pour diffusion à son client. Le cabinet conserve la relation, la facturation et la responsabilité de la mission. Notre intervention est technique et n'a jamais de caractère comptable. Les délais de production sont fixés par écrit et suivis mois par mois, puisque c'est vous qui répondez du retard devant votre client.

La veille conventionnelle et territoriale

Nous suivons les avenants de branche et leur extension, ainsi que les accords territoriaux qui fixent la valeur du point et, selon les territoires, les indemnités de repas et de déplacement. Chaque dossier du cabinet est rattaché à son territoire, avec la table datée correspondante. Le cabinet reçoit une note à chaque évolution applicable à l'un de ses clients, ce qui lui permet d'informer lui-même l'entreprise. La note indique la date d'effet, le texte concerné et les rubriques de paie à modifier, sans développement inutile.

La cotation des emplois et sa formalisation

Nous rédigeons les descriptions d'emploi avec l'entreprise, cotons chaque emploi sur les six critères classants et préparons les notifications individuelles remises aux salariés. Le travail se fait sur site, poste par poste, parce que la cotation porte sur l'emploi réellement tenu et non sur l'intitulé du contrat. Le cabinet valide et transmet, et conserve le dossier de cotation dans ses archives client. La cotation porte sur 6 critères indépendants et aboutit à un groupe et à une classe, seule expression admise de la position conventionnelle depuis 2024.

Le contrôle avant remise au client

Chaque production passe par une grille propre à la branche : rangement du salarié exprimé par une lettre de groupe et un numéro de classe, prime d'ancienneté isolée et réservée aux dix premières classes, contreparties calculées sur le minimum, majorations de forfait, identifiant de convention, concordance des rubriques déclaratives. Les anomalies sont signalées au cabinet avec la correction proposée, jamais appliquées sans son accord. La relecture porte aussi sur les libellés visibles par le salarié, qui sont souvent à l'origine des questions adressées au cabinet.

Déroulement

Comment se met en place la sous-traitance

01

Convention de sous-traitance et confidentialité

Le cadre est écrit avant tout traitement : périmètre exact, responsabilités de chacun, engagement de confidentialité, traitement des données personnelles, durée et conditions de sortie. Le document précise que notre intervention ne porte que sur le social et que le cabinet demeure l'interlocuteur unique de son client. Aucune démarche commerciale n'est engagée par nous auprès des entreprises que le cabinet nous confie.

02

Reprise dossier par dossier

Nous partons des bulletins, des contrats, des notifications de classement et des dernières déclarations. Chaque dossier fait l'objet d'une note de reprise adressée au cabinet, listant ce qui est conforme, ce qui doit être corrigé et ce qui appelle une décision de l'entreprise. Cette note protège le cabinet, puisqu'elle date précisément ce qui a été relevé et ce qui a été repris.

03

Cycle mensuel et circuit de validation

Le cabinet ou l'entreprise transmet les variables selon le circuit choisi, nous produisons et renvoyons la prépaie au cabinet, qui valide avant diffusion. Les échanges directs avec l'entreprise n'ont lieu que si le cabinet le demande expressément et dans le périmètre qu'il fixe. Les délais sont contractuels et suivis mois par mois. Les questions techniques posées par l'entreprise remontent au cabinet, qui décide de nous les transmettre ou d'y répondre lui-même selon leur nature.

04

Point périodique sur le portefeuille

Un point trimestriel passe en revue les dossiers confiés, les textes parus, les échéances territoriales à venir et les situations individuelles à traiter. Le cabinet dispose ainsi d'une vision d'ensemble de sa clientèle métallurgique, utile pour ses propres entretiens annuels. Les questions récurrentes donnent lieu à une note de synthèse qu'il peut reprendre à son nom auprès de ses clients.

Le coût réel de la veille sur un portefeuille marginal

Un cabinet qui gère deux cents dossiers dont trois relèvent de la métallurgie se trouve dans une position inconfortable. La branche est technique, elle a basculé intégralement au 1er janvier 2024, et les erreurs qu'elle produit se découvrent tard. Pour tenir ces trois dossiers correctement, il faut connaître la mécanique du contrôle annuel des minima et son assiette, savoir que les contreparties de poste se calculent sur le minimum et non sur le salaire réel, distinguer le seuil du statut cadre à la classe 11 du seuil d'affiliation aux régimes des assimilés cadres à la classe 9, et suivre les accords territoriaux de chaque département concerné. Ce temps d'entretien de compétence ne se répartit pas sur trois dossiers, il se répartirait sur trente.

La difficulté s'est accrue depuis la décision rendue en décembre 2025 sur l'assiette de comparaison au minimum. Les primes liées aux organisations particulières de travail doivent en être exclues, tandis que les primes d'ancienneté d'origine interne peuvent y figurer. Sur un dossier avec du travail posté, cette lecture modifie la conclusion pour une partie de l'effectif, et impose de reprendre les exercices 2024 et 2025. Peu de cabinets généralistes ont eu l'occasion d'intégrer cette décision, dont l'issue en appel reste par ailleurs incertaine.

La ligne que nous ne franchissons pas

GCFFS n'est pas inscrite à l'ordre des experts-comptables et n'intervient jamais sur le monopole comptable : ni tenue, ni révision, ni établissement de comptes annuels, ni attestation. Nous produisons du social pour le compte d'un cabinet qui en garde la maîtrise et la responsabilité vis-à-vis de son client. Le cadre de cette collaboration est décrit sur la page sous-traitance pour cabinets comptables, et la production en marque blanche fait l'objet de la fiche paie en marque blanche. Le texte de branche, dans sa version consolidée, sert de référence à chacune de nos interventions.

Questions fréquentes

Questions des cabinets

Prenez-vous contact directement avec nos clients ?

Seulement si vous le demandez et dans le périmètre que vous fixez. Sur certains dossiers, un échange direct avec le service du personnel fait gagner du temps sur la collecte des variables et évite un intermédiaire de plus. Sur d'autres, vous préférez rester le canal unique. Les deux fonctionnent, à condition que le choix soit fait au démarrage et connu de tous. La convention de sous-traitance interdit expressément toute démarche commerciale de notre part auprès des entreprises que vous nous confiez, pendant la collaboration et après son terme.

Travaillez-vous dans notre logiciel ou dans le vôtre ?

Les deux organisations sont praticables. Travailler dans votre environnement présente l'avantage de laisser les données chez vous et de faciliter une reprise en interne à tout moment ; cela suppose un accès distant et des habilitations. Travailler dans le nôtre allège votre administration technique mais impose des échanges de fichiers à chaque étape. Nous intervenons couramment sous Silae, ce qui couvre une grande partie des cabinets, et la fiche prestataire Silae en métallurgie détaille les points de paramétrage propres à cette branche.

Comment se répartit la responsabilité en cas d'erreur ?

Elle est réglée par la convention de sous-traitance, qui distingue ce qui relève de notre production de ce qui relève des informations transmises et de la validation. Nous répondons de l'application du texte conventionnel et de la justesse des calculs sur les éléments fournis. Le cabinet répond de la mission qu'il a acceptée auprès de son client et de la validation qu'il donne avant diffusion. En pratique, la note de reprise établie au démarrage joue un rôle décisif, puisqu'elle date ce qui préexistait à notre intervention et ce que nous avons signalé.

Pouvez-vous intervenir seulement sur la cotation des emplois ?

Oui, et c'est une demande fréquente de cabinets qui gèrent la paie sans vouloir la transférer. La mission se limite alors à la classification : entretiens sur site, rédaction des descriptions d'emploi, cotation sur les six critères, dossier de cotation remis au cabinet et projets de notification individuelle. Elle se conduit sur quelques semaines et se referme. Le cabinet reprend ensuite la production courante avec des classements documentés, ce qui règle la difficulté la plus lourde de ces dossiers. La méthode est décrite sur la page classification et cotation des emplois.

Pour aller plus loin

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Paie en marque blanche

Bulletins produits sous le gabarit et la marque du donneur d'ordre, expédiés à son en-tête, avec un interlocuteur unique et des délais contractuels.

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Premier contact

Votre cabinet gère quelques dossiers métallurgie

Indiquez-nous le nombre de dossiers concernés, leurs départements et l'outil que vous utilisez, par une demande de contact. Nous vous proposons un cadre de sous-traitance écrit et une note de reprise par dossier.