Externalisation de la paie
Production complète des paies de votre établissement, du recueil des variables au dépôt de la DSN.
Détail de la prestationFrance
Nous tenons la paie d'entreprises industrielles implantées partout en France, du site unique au groupe de dix établissements. Le dossier reste suivi par le même gestionnaire, quel que soit le département d'implantation.
Un prestataire de paie n'a pas besoin d'avoir un bureau à côté de l'atelier, mais il a besoin de savoir ce qui change d'un territoire à l'autre. Depuis le 1er janvier 2024, la convention collective nationale de la métallurgie du 7 février 2022 a remplacé 76 conventions territoriales, la convention des ingénieurs et cadres de 1972 et celle de la sidérurgie. Le classement des emplois, les minima annuels, le maintien de salaire en arrêt de travail et la durée des préavis sont désormais rédigés une seule fois pour toute la métropole.
Le paramètre local n'a pas disparu pour autant. La valeur du point servant au calcul de la prime d'ancienneté reste négociée par les commissions paritaires territoriales, avec des dates d'effet qui ne coïncident pas : mars sur un département, novembre sur son voisin. Les indemnités de panier et de petits déplacements ne figurent pas non plus dans le texte national et continuent de relever d'accords territoriaux autonomes. Nous produisons donc la paie sur un socle unique, complété par une table territoriale tenue établissement par établissement. Une société qui exploite trois usines dans trois départements applique trois valeurs de point revalorisées à trois dates différentes, et souvent deux ou trois accords de panier distincts. C'est de loin l'écart le plus fréquent que nous relevons en reprise de dossier.
L'industrie française ne se limite pas au travail des métaux. Nous traitons aussi la chimie, la plasturgie, le caoutchouc, la pharmacie, le papier-carton, l'imprimerie, le verre, la céramique, le textile, le cuir, le bois, l'ameublement, les industries alimentaires et les carrières et matériaux de construction, chacune avec sa grille, ses primes et ses règles de temps de travail. Le détail texte par texte figure sur les fiches par convention collective, et l'analyse complète du texte de la branche sur la page de la convention collective de la métallurgie.
La métallurgie rassemble à elle seule plus de 1,6 million de salariés et environ 123 000 intérimaires selon les données Urssaf de janvier 2026 relayées par l'UIMM, ce qui en fait la première branche industrielle du pays. Elle ne recouvre pourtant qu'une fraction de l'emploi industriel, dont la géographie est très inégale.
En volume, le Nord, le Rhône, les Hauts-de-Seine, la Haute-Garonne et l'Isère dominent. En part de l'emploi, le palmarès est tout autre : la Haute-Saône, la Mayenne, la Haute-Marne, le Jura et les Ardennes dépassent les 28 % d'emplois industriels dans le classement INSEE 2024, quand la moyenne nationale tourne autour de 12 à 13 %. Un département peut donc peser lourd en effectifs sans être industriel au sens du tissu local, et l'inverse se vérifie tout autant.
Ces écarts se lisent directement sur les bulletins. Un territoire de sous-traitance mécanique diffuse aligne des PME de moins de cinquante salariés, des heures supplémentaires régulières et très peu de forfaits en jours. Un bassin de raffinage ou de production nucléaire vit au rythme du feu continu, des équipes de suppléance et des arrêts de tranche. Un département agroalimentaire encaisse des pics de campagne et un volume de contrats courts sans commune mesure avec le reste.
Les conventions territoriales de la métallurgie n'ont pas été dénoncées : elles ont été éteintes par avenants de révision au 31 décembre 2023 au soir, procédé que la Cour de cassation a validé le 4 octobre 2023 dans une affaire portant sur la convention de la Savoie. La distinction n'a rien de théorique. Faute de mise en cause au sens du code du travail, il n'y a eu ni délai de survie de douze mois, ni avantages individuels acquis.
Trois garanties conventionnelles ont pris le relais pour les salariés présents au 31 décembre 2023 : la garantie attachée au classement, le complément différentiel de prime d'ancienneté et la garantie individuelle de rémunération. Ce que les territoires ont réellement gardé tient dans les commissions paritaires territoriales de négociation, qui fixent la valeur du point et concluent des accords autonomes.
Points de vigilance
La prime d'ancienneté vise les classes 1 à 10, démarre à 3 ans d'ancienneté et cesse de progresser à 15 ans. Sa base est une valeur de point négociée localement, dont la date d'effet varie d'un accord à l'autre. Un groupe multi-sites qui applique la même valeur partout se trompe sur au moins un établissement, et l'erreur se répète chaque mois sur une ligne obligatoirement distincte du bulletin. Nous maintenons cette table par établissement et par date d'effet, avec la trace de l'accord appliqué.
La branche des carrières et matériaux de construction a bien unifié en novembre 2024 ses trois textes catégoriels d'ouvriers, d'ETAM et de cadres. Ses grilles de salaires, elles, continuent d'être négociées par région, par-dessus un accord national d'harmonisation. Des accords régionaux ont encore été signés en mars 2026. Pour un exploitant de carrières ou une centrale à béton, le minimum applicable dépend donc de la région d'implantation de l'établissement, ce que peu de paramétrages reflètent correctement.
Dès qu'une entreprise franchit une frontière départementale, elle multiplie les paramètres : valeur du point, accord de panier, taux d'accident du travail notifié par la caisse compétente, versement mobilité propre à l'autorité organisatrice locale. Ces quatre données ne se déduisent pas du siège social mais du lieu de travail effectif. Nous les reconstituons site par site à l'ouverture du dossier, puis nous les révisons à chaque notification reçue par l'employeur.
Notre prestation
Le périmètre est le même partout. Ce qui change d'un territoire à l'autre, c'est la connaissance des accords locaux, des valeurs de point applicables et des interlocuteurs administratifs.
Production complète des paies de votre établissement, du recueil des variables au dépôt de la DSN.
Détail de la prestationPostes, équipes, nuit, paniers, primes conventionnelles : des bulletins qui tiennent au contrôle.
Détail de la prestationCotation des emplois sur les six critères classants, classes 1 à 18 et groupes A à I.
Détail de la prestationDSN mensuelles et événementielles, retours CRM, anomalies bloquantes, comptes rendus métier.
Détail de la prestationDSN rejetées, IDCC fermé, régularisations rétroactives : nous remettons le flux en conformité.
Détail de la prestationVérification bulletin par bulletin face au contrat, à la loi et à la convention de branche.
Détail de la prestationLa production se fait à distance, avec un interlocuteur nommé qui connaît le dossier et reste le même d'un mois sur l'autre. Concrètement, l'entreprise dispose d'un numéro direct et d'une adresse de messagerie nominative, pas d'un standard généraliste. Les variables arrivent par le canal choisi par le client, tableur, extraction de badgeuse ou saisie dans l'espace client, et repartent sous forme de liste d'anomalies avant toute saisie.
Le mois suit une séquence fixe : réception des éléments, contrôle de cohérence, prépaie soumise à validation, corrections, édition des bulletins, dépôt du déclaratif. Les avenants de branche étendus en cours d'année sont intégrés au fil de l'eau, et le contrôle annuel des minima est lancé en novembre, ce qui laisse le temps de régulariser sur la paie de décembre plutôt que de découvrir l'écart au printemps suivant. Pour choisir votre point d'entrée, la carte des régions d'intervention et la liste des pages départementales détaillent territoire par territoire l'héritage conventionnel et les accords encore vivants.
Questions fréquentes
La proximité géographique n'apporte plus grand-chose depuis que les échanges de pièces et les dépôts déclaratifs sont dématérialisés. Ce qui compte, c'est que le prestataire sache identifier le territoire de rattachement de chaque établissement, retrouver l'accord territorial applicable et suivre ses revalorisations. Un cabinet installé au coin de la rue mais qui applique une valeur de point nationale produira des bulletins faux ; un gestionnaire à distance qui tient une table par site produira des bulletins justes. Nous gardons en revanche le principe d'un interlocuteur identifié et joignable, parce qu'une question de paie se règle mieux au téléphone qu'en trois courriels.
Nous partons de l'adresse de l'établissement, pas du siège. Le champ géographique de chaque commission paritaire territoriale correspond en principe à celui de l'ancienne convention territoriale, mais la carte a bougé : une commission Auvergne a par exemple été créée en couvrant l'Allier, le Cantal, le Puy-de-Dôme et deux arrondissements de Haute-Loire, dont certains n'avaient aucune convention métallurgie avant 2024. Nous vérifions donc le rattachement, l'accord en vigueur et sa date d'effet, puis nous conservons la référence de l'accord dans le dossier. En cas de doute sur un territoire, nous interrogeons la chambre syndicale territoriale plutôt que de retenir une valeur approchante.
Oui, et le cadre y est sensiblement différent. La convention nationale de la métallurgie précise elle-même qu'elle s'applique en France métropolitaine : elle ne couvre donc pas la Guadeloupe, la Guyane, La Réunion ni Mayotte. Seule la Martinique conserve sa propre convention départementale de la métallurgie, qui n'a jamais été absorbée. L'enjeu principal se déplace vers l'exonération de cotisations propre à l'outre-mer, dont le secteur industriel relève au titre du barème dit de compétitivité renforcée, et vers le jour férié local de commémoration de l'abolition de l'esclavage, dont la date change selon le territoire.
Autres territoires
Nous suivons des sites industriels dans les treize régions métropolitaines, en Corse et dans les cinq départements d'outre-mer.
Premier contact
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