Externalisation de la paie
Production complète des paies de votre établissement, du recueil des variables au dépôt de la DSN.
Détail de la prestationCorse-du-Sud (2A)
La Corse-du-Sud n'a jamais connu de convention territoriale de métallurgie : jusqu'en 2024, seuls les accords nationaux et le texte des ingénieurs et cadres s'y appliquaient. La création d'une commission paritaire territoriale a changé cette situation.
La situation corse est unique en France métropolitaine, et elle mérite d'être exposée précisément. Avant le 1er janvier 2024, les 76 conventions collectives territoriales de la métallurgie couvraient la quasi-totalité des départements métropolitains, mais aucune ne visait la Corse. Une entreprise ajaccienne relevant du champ de la métallurgie appliquait donc les accords nationaux de la branche et, pour ses cadres, la convention nationale des ingénieurs et cadres du 13 mars 1972, sans aucun texte territorial de référence.
Cette absence avait des effets très concrets. Les entreprises corses ne disposaient d'aucune valeur du point négociée localement, d'aucun barème territorial d'indemnité de panier ou de déplacement, et d'aucune instance paritaire de proximité. Les employeurs se rattachaient de fait aux seuls textes nationaux, en s'appuyant parfois sur des usages d'entreprise pour combler ce vide.
La convention nationale du 7 février 2022 a créé un étage territorial nouveau pour l'île : une commission paritaire territoriale de négociation compétente pour la Corse-du-Sud et la Haute-Corse a été mise en place, et ses accords ont été étendus par arrêtés en octobre 2024 puis en mai 2025, fixant notamment la valeur du point servant au calcul de la prime d'ancienneté.
L'appareil productif de la Corse-du-Sud est très réduit et tourné vers la satisfaction des besoins locaux. On y trouve principalement des activités de matériaux de construction et de bâtiment, avec des carrières, des centrales à béton et des unités de préfabrication, une industrie agroalimentaire de transformation, et des installations de production d'électricité.
Ajaccio constitue le principal bassin d'emploi, avec sa zone portuaire et ses zones d'activités périphériques. Aucun classement INSEE parmi ceux que nous utilisons ne donne la part de l'industrie dans l'emploi de ce département, et nous ne la reconstituons pas. Deux traits marquent la paie locale. D'abord la taille des entreprises, généralement inférieure à cinquante salariés, ce qui exclut l'existence d'une fonction paie autonome. Ensuite l'insularité, qui pèse sur la maintenance des équipements, sur les délais d'approvisionnement et sur la mobilité des salariés, avec des déplacements vers le continent pour les formations, les interventions techniques et les expertises.
Aucune convention collective territoriale de métallurgie n'a jamais couvert la Corse-du-Sud. C'est ce qui distingue radicalement ce département de tous les autres départements métropolitains, où un texte territorial s'appliquait jusqu'au 31 décembre 2023. Les entreprises corses du champ métallurgie ne relevaient que des accords nationaux de branche et, pour leur encadrement, de la convention nationale des ingénieurs et cadres de 1972.
Depuis 2024, la situation s'est inversée. Une commission paritaire territoriale de négociation couvrant la Corse-du-Sud et la Haute-Corse a été instituée sous l'empire de la convention nationale, et ses accords ont fait l'objet d'arrêtés d'extension le 3 octobre 2024 puis le 27 mai 2025, portant notamment sur la valeur du point servant au calcul de la prime d'ancienneté. La conséquence pratique est facile à formuler : une entreprise corse relevant du champ de la métallurgie applique aujourd'hui la convention nationale et la valeur de point arrêtée par sa commission territoriale, là où elle ne disposait auparavant d'aucun texte territorial de référence. Les accords corses ne portent d'ailleurs aucune mention d'un ancien numéro IDCC, ce qui confirme l'absence de texte antérieur.
Points de vigilance
Ailleurs, la bascule de 2024 consiste à purger un ancien code IDCC et des coefficients hérités. Ici, le travail est inverse : il faut intégrer une valeur du point qui n'existait pas et une prime d'ancienneté calculée sur cette base pour les salariés des classes 1 à 10. Les entreprises qui n'ont pas suivi les arrêtés d'extension de 2024 et 2025 versent donc une prime erronée, ou ne la versent pas du tout.
Les carrières, les centrales à béton et les unités de préfabrication relèvent de la branche des carrières et matériaux de construction. Cette branche a unifié ses textes catégoriels le 18 novembre 2024, mais ses grilles de salaires demeurent négociées région par région. Pour un employeur corse, la région d'implantation reste donc un paramètre de paie direct, indépendant de la métallurgie, comme le détaille notre page carrières et matériaux.
La formation, l'intervention d'un spécialiste, l'expertise d'un équipement supposent souvent un déplacement vers le continent, avec des durées de trajet sans commune mesure avec celles d'un déplacement régional. Le temps de voyage inhabituel ouvre une contrepartie, les frais engagés relèvent du régime des frais professionnels, et la distinction entre les deux doit être posée une fois pour toutes dans une règle écrite.
Notre prestation
Le périmètre est le même partout. Ce qui change d'un territoire à l'autre, c'est la connaissance des accords locaux, des valeurs de point applicables et des interlocuteurs administratifs.
Production complète des paies de votre établissement, du recueil des variables au dépôt de la DSN.
Détail de la prestationPostes, équipes, nuit, paniers, primes conventionnelles : des bulletins qui tiennent au contrôle.
Détail de la prestationCotation des emplois sur les six critères classants, classes 1 à 18 et groupes A à I.
Détail de la prestationDSN mensuelles et événementielles, retours CRM, anomalies bloquantes, comptes rendus métier.
Détail de la prestationDSN rejetées, IDCC fermé, régularisations rétroactives : nous remettons le flux en conformité.
Détail de la prestationVérification bulletin par bulletin face au contrat, à la loi et à la convention de branche.
Détail de la prestationNous vérifions d'abord le rattachement conventionnel de chaque établissement, exercice moins évident qu'ailleurs puisque les frontières entre métallurgie, matériaux, bâtiment et maintenance se brouillent dans les entreprises polyvalentes. Nous établissons ensuite les repères territoriaux applicables, en repartant des arrêtés d'extension publiés depuis 2024 pour la commission paritaire compétente, puis nous paramétrons la prime d'ancienneté pour les salariés concernés, avec les régularisations rétroactives que la date d'effet impose. Le troisième volet concerne les déplacements, avec une doctrine écrite couvrant le temps de trajet, les frais et les documents justificatifs. Nous assurons enfin la production mensuelle et la veille conventionnelle, en suivant à la fois les avenants nationaux de la métallurgie et les accords territoriaux corses, dont le calendrier est distinct. Chaque extension publiée donne lieu à un message court indiquant ce qui change sur le bulletin et à partir de quelle date.
Questions fréquentes
Aucune convention territoriale. La Corse ne figurait dans le champ d'aucune des 76 conventions collectives territoriales de la métallurgie qui couvraient le reste de la France métropolitaine. Les entreprises du champ appliquaient les accords nationaux de la branche, notamment ceux relatifs à la mensualisation, à la classification et au temps de travail, ainsi que la convention nationale des ingénieurs et cadres du 13 mars 1972 pour leur personnel d'encadrement. Cette situation explique qu'aucun accord territorial corse ne porte de mention d'ancien numéro IDCC, à la différence de tous les autres textes territoriaux publiés depuis 2024.
Oui, dès lors qu'elle relève du champ de la métallurgie et que ses salariés sont classés en classes 1 à 10, soit dans les groupes A à E. Le taux applicable est fixé nationalement selon la classe et la valeur du point est arrêtée par la commission paritaire territoriale compétente pour la Corse-du-Sud et la Haute-Corse, dont les accords ont été étendus par arrêtés en octobre 2024 puis en mai 2025. La prime démarre à 3 ans d'ancienneté, cesse de progresser à 15 ans et doit figurer sur une ligne distincte du bulletin. Une entreprise qui n'a jamais eu de repère territorial doit donc mettre en place ce calcul.
Le temps de formation décidé par l'employeur dans le cadre du plan de développement des compétences est du temps de travail effectif et se rémunère comme tel. Le temps de trajet, en revanche, obéit à une autre règle : le déplacement qui excède le temps normal entre le domicile et le lieu habituel de travail ouvre une contrepartie en repos ou financière, sans être du temps de travail effectif. Compte tenu des durées de traversée ou de vol, cette contrepartie doit être définie à l'avance, dans un document applicable à tous. Les frais de transport, d'hébergement et de repas relèvent du régime des frais professionnels.
Autres territoires
Nous accompagnons des employeurs à Ajaccio, Porto-Vecchio, Sartène, Propriano et sur le port d'Ajaccio.
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